Le gouvernement décide en mars 1998 d'octroyer
80 millions de denars (8,7 millions de francs, 1,5 million de
dollars) d'aide au développement de la presse écrite.
70 % de cette somme est alouée aux médias du groupe
de presse Nova Makedonia, traditionnellement proches du
pouvoir.
Le 30 octobre, les journalistes bulgares Toni Maskrachka
et Krassimir Ouzounov, travaillant pour le quotidien 24
Tchassa (24 Heures) sont retenus à la frontière
et leurs bagages fouillés pendant plusieurs heures. Les
douaniers saisissent des exemplaires de journaux et des livres
bulgares puis interdisent l'entrée des journalistes en
Macédoine.
Le 1er novembre, Marinela Mircheva, journaliste bulgare
travaillant pour la radio régionale de Blagoevgrad (ouest
de la Bulgarie), est refoulée à la frontière.
Selon la journaliste, le chef du poste frontalier lui aurait
expliqué qu'il obéissait à un ordre de Skopje
interdisant l'accès du territoire à "certaines
équipes de journalistes bulgares".
Ces trois journalistes bulgares, venus couvrir le second tour
des élections législatives, étaient accrédités
auprès du secrétariat de l'Information de Macédoine. |